Décembre 2014 en cinéma

Comme ces temps-ci je fais la tête à la partie « beauté » de mon blog, mes favoris seront ce mois-ci cinématographiques ! Au programme : des films influencés par mon passage au 37° Poitiers Film Festival, quelques films inscrits dans mon carnet de « films à voir » depuis longtemps, un film de Quentin Dupieux conseillé par des amis, et une petite merveille de Tim Burton !

Tout d’abord, comme je l’avais peut-être dit à certains d’entre vous, je suis allée au Poitiers Film Festival (anciennement Rencontres Henri Langlois) avec ma classe début décembre. Ç’a été un séjour fantastique à de nombreux points de vue, et nous avons découvert plein de jeunes réalisateurs tout juste diplômés de grandes écoles de cinéma ! Je vous prépare deux articles à ce sujet, donc je ne citerai personne pour l’instant, si ça vous intéresse vous aurez un avis plus argumenté sur les court-métrages présentés dans les jours à venir. J’ai aussi découvert la série P’tit Quinquin de Bruno Dumont sur grand écran. Pour ceux qui auraient raté la diffusion de ces quatre épisodes sur Arte en octobre (ou qui comme moi n’ont pas la télé), il s’agit d’une pseudo enquête policière conduite parallèlement par un jeune garçon et deux policiers loufoques et peu futés dans un Nord-Pas-de-Calais très profond. L’ensemble est très drôle et assez décapant !

Deux amis à moi, dépités par mon absence totale de culture cinématographique m’ont parlé à plusieurs reprises d’un moyen-métrage de 40 minutes réalisé par Quentin Dupieux. J’ai aimé l’absurdité de la situation mise en place et les réactions des personnages. Le film est sur Internet (merci aux auteurs pour la diffusion facile et gratuite de leurs ouvres, MERCI) et s’intitule justement Nonfilm (ahahah je vous ai bien eus ^^) : http://vimeo.com/32146368. En bref, pour ne pas vous abandonner seuls face à ce lien sur lequel vous ne cliquerez pas, c’est l’histoire d’un homme filmé par une équipe de tournage alors qu’il n’a rien demandé, et qui se rend compte que ses actions spontanées sont écrites sur un scénario. S’ensuivent alors des quiproquos et des réactions… absurdes mais amusantes ? A vous de me dire.

Toujours suite au Poitiers Film Festival, j’ai regardé deux films de Pierre Salvadori, dont nous avons eu la chance de voir une conférence. Le premier est De vrais mensonges, qu’il ne considère pas comme un film réussi mais que j’ai pour ma part bien aimé ; et le second Après vous dont il a commenté plusieurs extraits. Que voulez-vous, être spoilée par un réalisateur, bizarrement, donne envie de voir le film… De vrais mensonges met en scène un triangle « amoureux » assez original. Emilie (Audrey Tautou) reçoit une lettre d’amour anonyme, qu’elle recopie et adresse à sa mère (Nathalie Baye), perdue depuis le départ de son mari. Malheureusement, l’auteur de cette lettre n’est autre que Jean (Sami Bouajila), l’employé d’Emilie, et les trois personnages ne sont pas au bout de leurs surprises. Après vous est aussi une comédie romantique. Il s’agit de l’histoire d’un homme (Daniel Auteuil) qui en sauve un autre (José Garcia) d’un suicide, et n’a de cesse de vouloir lui donner goût à la vie. Mais la tentative de suicide venant d’un chagrin amoureux, toute la difficulté est d’amener Blanche (Sandrine Kiberlain) à retomber amoureuse du malheureux, sans tomber amoureux d’elle ! Dit comme ça, ce n’est pas très original ni attirant, j’en conviens, alors pour me faire pardonner voilà les bandes-annonces des deux films, plus marquantes que mes piètres explications :

J’ai particulièrement aimé l’humour de Salvadori, ses personnages à fleur de peau qui s’entrechoquent et l’esthétique de De vrais mensonges. Avez-vous vu ces films ?

Il y a quelques jours, ma mère, ma grand-mère et moi cherchions un western à regarder, sans trouver de terrain d’entente. En section cinéma audio-visuel, on dispose d’un livret avec plein de références de films, classés selon différents critères. Sleepy Hollow (la légende du cavalier sans tête), le film dont je vais vous parler, se situe dans la catégorie « western postmoderne », mais est en fait un mélange de plusieurs genres. Le point de départ du récit est le suivant : en 1799, Ichabod Crane, inspecteur de police new-yorkais dont les méthodes modernes déplaisent à ses supérieurs, est envoyé dans le nord des États-Unis, à Sleepy Hollow. Cette petite bourgade est la proie d’un mystérieux meurtrier, qui décapite ses victimes. Crane ne croit pas aux superstitions des villageois qui sont persuadés que les crimes sont l’œuvre du cavalier sans tête, le fantôme d’un mercenaire enterré dans les bois avoisinants. Toutefois, lorsque le fantôme lui apparaît, le jeune inspecteur n’a plus d’autre choix qu’essayer de comprendre la logique du spectre afin de mettre un terme à l’atmosphère lugubre et à la terreur qui règnent dans le village. Mais cette tâche serait plus facile si la famille Van Tassel, et plus particulièrement la charmante Katrina, cessait de croiser sa route.

Ce film reprend les codes du policier, du fantastique, du film d’horreur (interdit au moins de 12 ans les amis, mais ce n’est pas l’aspect « film d’épouvante » qui m’a le plus marquée), du western et de la romance, et je lui trouve une certaine richesse. Les personnages sont très attachants, le jeu de Johnny Depp et de Christina Ricci ne gâchant rien et étant dans mon cas quasi-hypnotique ; et le monde que crée Tim Burton est génial.  On ne saluera par ailleurs jamais assez l’esthétique de Sleepy Hollow, qui a obtenu l’Oscar de la meilleure direction artistique en 2000 !

Enfin, j’ai vu La vie des autres de Florian Henckel von Donnersmarck il y a quelques jours, et je dois dire que c’est un très bon film, qui nous plonge en plein Berlin-Est du début des années 80. Un gradé de la Stasi, Wiesler, est chargé de surveiller le dramaturge Georg Dreyman et sa compagne l’actrice Christa-Maria Sieland, considérés comme des ennemis potentiels du socialisme. En réalité, cette surveillance est l’œuvre d’un politique amoureux et jaloux qui ne recule devant rien, Bruno Hempf. Wiesler, témoin auditif de la vie de Dreyman et de sa compagne, éprouve peu à peu de la sympathie pour le couple, jusqu’à les protéger.

J’ai apprécié ce film historique pour les précisions qu’il nous offre sur ce qu’était la vie en RDA, notamment pour les intellectuels de l’époque. De manière générale, j’aime les films historiques, et la performance des acteurs et la grande qualité de l’image rehaussent l’humanisme de Wiesler et le drame qu’est la vie des personnages.

C’est tout pour cet article ! Je reviens d’ici quelques jours avec le compte-rendu du Poitiers Film Festival, mais en attendant, j’aimerais savoir si ce type d’article vous plaît ! Un grand merci pour tous vos commentaires constructifs et adorables concernant le projet De Temps en Temps

Bon réveillon si vous le fêtez

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités