Une semaine par mois…

Une semaine par mois ...

Peut-être es-tu une de ces chanceuses qui ne se tordent pas de douleur une semaine avant d’avoir leurs règles. Ou peut-être n’es-tu plus dans ce cas, sans trop que tu saches ce qui a changé. Peut-être sinon es-tu un garçon ou un homme, et dans ce cas cet article ne te sera peut-être pas directement destiné, mais pourra t’apprendre quelque chose, qui sait ? Mais peut-être es-tu dans le même cas que moi, à te plier en deux, à souffler, et à aller en cours même si tu as envie de vomir.

Depuis le tout début de mon adolescence, j’ai toujours très mal vécu le fait d’avoir mes règles une fois par mois. D’accord, ça voulait dire que j’avais grandi et je trouvais ça plutôt cool, mais quand même, c’était difficile à gérer. Tu vois, les maux de ventre, sourds, tous ces trucs de routine à prévoir, compter les jours, savoir où se trouvent les toilettes les plus proches, les boutons d’acné quelques jours avant, les nausées, les intolérances alimentaires certains jours du mois, les bouffées de chaleur (oui, oui), attendre que l’anti-douleur agisse… Évidemment, c’est pas super facile à vivre.

Ensuite, j’ai pris l’habitude. Il n’y avait pas grand-chose à faire dans tous les cas. C’était presque normal d’avoir la nausée et des spasmes, mal aux cervicales, au dos, tout ça. C’était comme ça.

Et puis j’ai commencé à me poser des questions. Pourquoi j’avais mal et pas elle, pourquoi j’avais plus mal en situation de stress, pourquoi enfin se bourrer de médicaments ? Y avait pas des solutions plus simples, mince ? Plus simple que la pilule ou les anti-inflammatoires super chimiques auxquels tu t’habitues ?

Je me suis tournée vers la médecine alternative, écœurée par ces hormones et toutes ces molécules étranges qui n’avaient servi à rien. Et mine de rien, je me suis rendue compte qu’il y avait plein de solutions.

  • J’ai d’abord bu des tisanes à la sauge, que l’on trouve en pharmacie. Oui oui, comme au Moyen-Age. C’était tout simplement dégueulasse, il n’y a pas d’autre mot.  A la rigueur, avec trois cuillères à soupe de sucre par tasse, là ça passait. Au bout d’une demi-heure maximum, les spasmes s’atténuaient.
  • Mon homéopathe m’a aussi beaucoup aidée, cherchant sans cesse, les mois passant et mon corps évoluant, LE remède adapté. Petit à petit, on a réussi à éliminer le syndrome pré-menstruel et à éviter que je ne me vide du peu de réserves en fer que j’avais. Les granules d’erigeron canadensis en 9 CH ont vraiment calmé les hémorragies. Dès que la situation empirait de nouveau, hop, consultation, tu t’en tires pour 8 € de granules qui durent 6 mois. Ça change du flurbiprofène (oui parce que je suis aussi allergique à l’ibuprofène, ndlr).
  • Toujours en rapport avec le stress qui m’habitait quand la douleur montait, et pour apaiser les muscles, j’ai beaucoup utilisé les fleurs de Bach pendant deux ans. En prenant des doses légèrement plus élevées à la moyenne toutes les trois heures, la douleur restait largement supportable.
  • Sur conseil de mon homéopathe, j’ai aussi pris des compléments alimentaires qui ont cette fois-ci coûté un peu plus cher à mes parents mais ont contribué à rétablir un certain équilibre dans mon organisme. Une fois la cure terminée, plus besoin de prendre du flurbiprofène de temps en temps, les remèdes « naturels » suffisaient. J’ai par exemple pris des compléments alimentaires de chez Pileje, Omegabiane Capelan-Bourrache et Omegabiane Onagre.
  • Ensuite, on m’a parlé d’un autre complément alimentaire qui agissait comme un anti-douleur, mais assez lentement. Il s’appelle Pelvimag et sent l’oignon, je trouve ça assez marrant ^^ J’en prends parfois en prévention, quelques jours avant les règles et ensuite pendant de manière très régulière (sinon tu es bonne pour attendre une heure et demie que ça agisse, à moins que ton corps soit un peu plus réactif que le mien).
  • J’ai aussi compris que l’idéal est de décontracter les muscles du ventre et du dos, de ne surtout pas se bloquer. La bouillotte est super utile (sauf en été, ahahah), et j’ai toujours chez moi des huiles (j’adore celle d’amande douce, mais il paraît que celle à la rose est encore plus efficace) pour pouvoir me masser.
  • En termes d’action mécanique, j’allais à une époque chez une kiné/ostéopathe qui travaillait sur la dynamique et la façon de travailler de l’utérus, et elle calmait réellement la douleur, en ré-axant l’utérus. Si vous êtes ostéo, merci de fournir des explications plus claires que les miennes en commentaire ^^
  • Enfin, je m’oriente plus aujourd’hui vers les huiles essentielles. Les douleurs sont bien plus supportables que quand j’avais 13-14 ans, et j’essaie de garder un traitement de fond (homéopathie, huiles, compléments alimentaires éventuellement) pour que mes règles ne redeviennent pas un enfer. L’huile essentielle d’estragon m’aide beaucoup, ainsi que celle de géranium rosat qui limite spectaculairement le flux.

J’ai aussi compris que ma manière d’envisager les règles comme une condamnation, quelque chose d’immuable, ne laissait pas la place à un changement positif. J’ai découvert des tas de solutions qui, additionnées et utilisées de manière précise, remplacent ces molécules synthétiques que je déteste. En arrêtant de consommer des anti-inflammatoires, mes pertes ont été limitées, car tous les anti-inflammatoires, et pas seulement l’aspirine, fluidifient le sang. Certes il y a eu des moments difficiles, où je me suis forcée à n’utiliser que des produits naturels et à supporter la douleur : je m’étais vraiment habituée aux médicaments, que j’utilisais pourtant avec parcimonie, et des solutions plus douces, au message plus diffus, n’étaient évidemment pas bien perçues par mon corps. A présent j’utilise des anti-inflammatoires deux fois par an maximum, et un comprimé agit d’une manière très puissante sur moi, mon organisme n’étant plus habitué.

Je suis passée d’une situation où on me disait de patienter, qu’avec le temps ça s’améliorerait, à une façon bien plus douce de me soigner et d’appréhender cette semaine-là. Prendre un cachet et attendre est bien plus facile, mais j’ai choisi de faire plus d’efforts mais d’obtenir un bien-être plus durable par des façons de soigner plus précises et diluées.

Je respecte bien sûr toutes les façons de se soigner, chacun est libre de ce qu’il fait avec son corps, mais cet article a simplement pour but de proposer des solutions qui pourraient peut-être marcher sur celles qui, comme moi il y a quelques années, en ont marre de devoir prendre des anti-douleurs chimiques et de ne pas trouver de solution de fond.

Et vous, quel est votre parcours concernant les règles ? Comment vous soignez-vous ? D’autres tuyaux à partager ?

Bisous

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