Nuit (IX)

Je suis la partenaire silencieuse, celle qui rêve et ne vit pas. De loin en loin je t’apparais, je me terre le reste du temps. Je suis la partenaire silencieuse, un vécu exceptionnel, quand l’envie t’en prend. J’observe en substance vos échanges, le reste du temps. Pour être heureuse, je me dois de vivre pour moi, de briller toujours plus intensément, plus sincèrement, de laisser mes ailes s’épanouir. Je me concentre très fort pour que tu ne sois pas la visée de mes actes, mais au fond…

A BAS.

La différence entre la tentation et la tentative ; je ne la vois pas très bien ce soir.

Il n’y a que le désir qui tienne, au bout du compte, qui ne se laisse jamais corroder. Le désir c’est la rouille qui tient au ventre tous les petits personnages aux grands masques d’airain.

Por que quizás no sabré quién soy ni lo que es mi belleza, floto en el estanque negro, el negro estanque por esta noche sin luna, debajo del campo, por los cañizos y por el frio estoy el estanque, tan lejos de todos. Y aunque no hay ninguna luz y aunque estoy el estanque, grita alguien y grita el agua, yo grito.

Mon corps m’appartient, mon éthique m’appartient, mon esthétique m’appartient, mes actes m’appartiennent, mon rythme m’appartient, mes sentiments m’appartiennent, ma révolte m’appartient, mes crimes m’appartiennent, mes gloires m’appartiennent, mes refuges m’appartiennent, ma vanité m’appartient, ma stupidité m’appartient, mes jouissances m’appartiennent, mes croyances m’appartiennent, mes moyens d’expression m’appartiennent, mes manières m’appartiennent, mes secrets m’appartiennent, mon futur m’appartient, mes goûts m’appartiennent, mes rejets m’appartiennent, ma conscience de moi m’appartient, je m’appartiens. Et tu te trompes si tu crois que je vais réaliser tes désirs plutôt que les miens.

Un jour tu constateras une fois encore que cette personne que tu as aimé et à qui tu as dédié tant d’énergie te semble ridicule à présent. Mais au lieu de cette amertume pâteuse et de cet aigu creux au ventre, tu t’amuseras de cette ironie. Parce que, je crois, tu te seras accepté plus pleinement.

Le but : du « je ».

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